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Réforme des frais bancaires de succession : ce qui change en 2025

Les frais bancaires liés aux successions étaient depuis longtemps critiqués pour leur manque de transparence et leurs écarts importants d’une banque à l’autre.

Une nouvelle loi, entrée en vigueur le 13 mai 2025, vient instaurer un cadre plus équitable pour les familles et obliger les établissements à plus de clarté.

Avant la réforme

Jusqu’en 2025, les frais appliqués par les banques pouvaient varier fortement :

  • Montant moyen en 2023 : 291 € (hausse de 25 % en deux ans).
  • Écarts importants : de 80 € à plus de 500 € selon les établissements.
  • Impact plus lourd sur les familles modestes et celles confrontées à la perte d’un enfant mineur.
  • En comparaison, les frais en France étaient jusqu’à 4 fois plus élevés qu’en Espagne.
Situation (avant loi 2025) Montants constatés
Moyenne nationale 291 €
Minimum observé 80 €
Maximum observé +500 €
Espagne (moyenne) environ 70 €

Les mesures principales de la loi du 13 mai 2025

La réforme introduit plusieurs règles obligatoires pour les banques :

Plafonnement : maximum 1 % des avoirs, sans dépasser 850 €.

Gratuité automatique :

  • si les avoirs sont inférieurs à 5 910 € (seuil révisé chaque année),
  • en cas de décès d’un enfant mineur,
  • pour les successions simples et sans complexité particulière.

Tous les produits concernés : comptes bancaires, Livret A, LEP, PEA, etc.

Obligation d’information : les héritiers doivent recevoir une explication claire des frais appliqués.

Conséquences pour les familles

Pour les familles, cette réforme allège nettement le poids financier des successions. Les frais deviennent gratuits dans plusieurs cas, notamment pour les petites successions ou lorsqu’il s’agit du décès d’un enfant mineur.

Les héritiers bénéficient également d’une harmonisation des pratiques bancaires, ce qui met fin aux écarts importants observés d’un établissement à l’autre. Enfin, l’obligation pour les banques de fournir des documents explicatifs renforce la transparence et permet aux ayants droit de mieux comprendre les démarches à suivre.

Conséquences pour les banques

Du côté des banques, la loi implique une adaptation de leurs pratiques. Elles doivent mettre à jour leurs conditions générales, adapter leurs outils informatiques et former leur personnel aux nouvelles règles.

Le respect de ces obligations sera vérifié par l’ACPR et la DGCCRF, qui mèneront des contrôles réguliers. En cas de manquement, les établissements s’exposent à des sanctions administratives ainsi qu’à un risque d’atteinte à leur réputation.

Julien Varnel

Journaliste de profession, je m’intéresse aux grands enjeux économiques, fiscaux et financiers qui façonnent notre société. Passionné par les questions de retraite, d’investissement et de politique publique, j’ai à cœur de rendre l’information économique claire, rigoureuse et accessible à tous.

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