Rénovation d’ampleur : votre rendez-vous France Rénov’ devient obligatoire

Le dispositif MaPrimeRénov’ s’apprête à rouvrir en février 2026, mais avec une nouveauté majeure qui va changer le parcours des ménages. Désormais, toute demande d’aide pour une rénovation d’ampleur devra obligatoirement passer par un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’.
Objectif affiché : mieux accompagner les particuliers et endiguer les fraudes qui minent le secteur de la rénovation énergétique.
Un guichet relancé après plusieurs semaines de blocage
Suspendu début janvier faute de budget voté, MaPrimeRénov’ doit reprendre dès la promulgation de la loi de finances 2026, attendue autour du 20 février.
Cette réouverture doit permettre de débloquer des dizaines de milliers de dossiers restés en attente fin 2025 et de relancer les chantiers interrompus. Le gouvernement assure que tous les ménages pourront à nouveau déposer une demande, qu’il s’agisse de travaux ciblés ou de rénovations globales.
Un passage obligé par France Rénov’ pour les projets lourds
La principale évolution concerne les rénovations d’ampleur, c’est-à-dire les projets combinant plusieurs gestes d’isolation. Avant même de déposer leur dossier MaPrimeRénov’, les demandeurs devront rencontrer un conseiller France Rénov’.
Ce rendez-vous vise à sécuriser le parcours, vérifier la cohérence du projet et s’assurer que les travaux envisagés répondent bien aux critères de performance énergétique.
Concrètement, ces échanges pourront se faire :
- en présentiel, dans l’un des espaces France Rénov’ répartis sur le territoire,
- en visioconférence,
- voire par téléphone, sous réserve que les documents aient été transmis à l’avance.
Le service est gratuit et se veut accessible à tous.
Un accompagnement renforcé pour éviter les erreurs… et les arnaques
Selon le ministère du Logement, cette nouvelle étape obligatoire doit éviter que les ménages se retrouvent seuls face à une plateforme en ligne complexe.
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L’idée est de guider les particuliers dès le début de leur réflexion, en leur apportant des conseils neutres et personnalisés. Mais derrière cet accompagnement renforcé se cache aussi une volonté claire de lutter contre la fraude.
Le secteur de la rénovation énergétique reste en effet l’une des cibles privilégiées des escrocs. Des contrôles récents ont mis en lumière de nombreux dossiers frauduleux, parfois montés avec de fausses entreprises ou de faux bénéficiaires. En imposant un échange préalable avec un conseiller public, l’État espère filtrer les demandes douteuses avant qu’elles n’aboutissent.
Des règles d’aide inchangées, mais des objectifs revus
Bonne nouvelle pour les ménages : les conditions d’éligibilité et les taux de financement de MaPrimeRénov’ ne changent pas en 2026. Les montants d’aide restent donc identiques à ceux en vigueur avant la suspension du dispositif.
L’Agence nationale de l’habitat prévoit néanmoins une année sous tension. En 2026, elle ambitionne de financer :
- environ 150 000 rénovations par geste (chauffage, fenêtres, isolation ciblée),
- et 120 000 rénovations globales, dont une part importante en copropriété.
Ces objectifs restent toutefois fragilisés par le stock de dossiers suspendus fin 2025, qui devront être traités en priorité.
MaPrimeRénov’ 2026 : un dispositif plus encadré
Avec ce rendez-vous obligatoire, MaPrimeRénov’ entre dans une nouvelle phase. Plus encadré, plus accompagné, le dispositif cherche à concilier efficacité énergétique, bonne utilisation des fonds publics et protection des ménages.
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Si cette étape supplémentaire allonge légèrement le parcours, le gouvernement assure qu’elle permettra, à terme, des rénovations de meilleure qualité et des aides mieux ciblées.



