Retraite

Retraite progressive dès 60 ans : plus d’assurés concernés à partir de septembre 2025

Dès le 1er septembre 2025, un nouveau souffle arrive pour les actifs qui souhaitent lever le pied avant la retraite définitive : la retraite progressive dès 60 ans. Ce dispositif, qui permet de travailler à temps partiel tout en touchant une fraction de sa pension, sera désormais ouvert à un public bien plus large, incluant fonctionnaires, professions libérales, salariés agricoles et régimes spéciaux.

Objectif : offrir une transition plus souple entre activité et retraite complète, en continuant à cotiser pour améliorer ses droits futurs, tout en préservant un revenu régulier.

Un dispositif élargi à presque tous les régimes

Jusqu’ici réservé à une partie des salariés du secteur privé, le dispositif s’ouvre désormais à tous les régimes. Cette extension est prévue par un décret de juillet 2025 et marque un tournant dans la préparation de la fin de carrière.
La retraite progressive permet de réduire son temps de travail entre 40 % et 80 % d’un temps plein, tout en percevant une pension proportionnelle à ce temps partiel.

Les conditions à remplir pour en bénéficier

Pour accéder à la retraite progressive, il faudra :

  • Avoir au moins 150 trimestres cotisés (37,5 ans)

  • Obtenir l’accord de l’employeur

  • Travailler entre 40 % et 80 % d’un temps complet

Durant cette période, vous continuez à acquérir des droits pour votre future retraite définitive. Attention toutefois : le passage à temps partiel entraîne souvent une baisse du revenu global (salaire + pension progressive). Certains employeurs proposent de maintenir les cotisations sur un salaire plein pour limiter cet impact.

Impact financier : un équilibre à trouver

Le montant de la pension progressive est calculé au prorata du temps travaillé. Par exemple, un salarié à mi-temps perçoit 50 % de sa pension en plus de son demi-salaire.
Si la durée d’assurance nécessaire n’est pas atteinte, une décote peut réduire le montant versé. Au moment du passage à la retraite complète, la pension est recalculée pour inclure les droits acquis pendant la période progressive.

Prenons l’exemple d’un cadre gagnant 4 000 € nets : en passant à mi-temps à 62 ans, il toucherait 2 000 € de salaire + 1 000 € de pension progressive, soit environ 3 000 € par mois jusqu’à sa retraite définitive.

Julien Varnel

Journaliste de profession, je m’intéresse aux grands enjeux économiques, fiscaux et financiers qui façonnent notre société. Passionné par les questions de retraite, d’investissement et de politique publique, j’ai à cœur de rendre l’information économique claire, rigoureuse et accessible à tous.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page