Immobilier

Taxe d’habitation 2025 : forte hausse pour les résidences secondaires dans de nombreuses régions

La taxe d’habitation a été supprimée pour les résidences principales, mais elle demeure entièrement due pour les résidences secondaires. La note va encore grimper.

Plusieurs communes ont voté des majorations importantes, notamment dans les zones tendues où la pression immobilière explose.

Les avis d’imposition arrivent progressivement, et beaucoup de propriétaires vont découvrir une facture plus élevée que prévu.

Quand devez-vous régler votre taxe d’habitation en 2025 ?

La campagne de paiement a débuté dès le début du mois de novembre. Même si la taxe n’existe plus pour les résidences principales, les logements meublés non occupés comme habitation principale restent taxés.

Les avis numériques ont commencé à être mis en ligne dès le 3 novembre. Les avis papier sont envoyés entre le 6 et le 19 novembre pour les contribuables non mensualisés, et entre le 21 et le 28 novembre pour les mensualisés.

Le paiement doit impérativement être effectué avant le 15 décembre 2025, tandis que les personnes ayant opté pour le prélèvement à l’échéance seront débitées le 29 décembre.

À noter : la hausse moyenne atteint 7,1 %, notamment en raison de l’élargissement des communes pouvant appliquer une majoration.

Pourquoi autant de communes augmentent la taxe en 2025 ?

Depuis la suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales, de plus en plus de villes utilisent la surtaxe sur les résidences secondaires pour compenser une partie de leurs recettes.

Cette augmentation est rendue possible par le statut de « zone tendue ». Ce terme désigne les communes où la demande de logement est nettement supérieure à l’offre, ce qui provoque des difficultés d’accès au logement pour les habitants.

Près de 3 700 communes peuvent appliquer cette surtaxe, et environ la moitié l’ont adoptée cette année.

Dans certaines villes, la hausse atteint le taux maximal légal de 60 %, ce qui concerne à la fois les grandes métropoles, des villes très attractives et même plusieurs communes de la petite couronne parisienne.

Il s’agit d’une stratégie assumée pour remettre davantage de logements sur le marché locatif.

Quelles régions sont les plus concernées par les hausses ?

Certaines régions concentrent une part importante des communes ayant décidé d’augmenter la surtaxe.

Les zones où le marché immobilier est saturé – littoraux, grandes agglomérations et villes touristiques – sont celles où les propriétaires de résidences secondaires observent les hausses les plus fortes.

Les communes comme Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nice, Montpellier, La Rochelle, Bayonne, Chambéry ou encore Ajaccio appliquent désormais la surtaxe maximale de 60 %.

Dans ces territoires, le montant de la taxe peut dépasser largement les 1 000 euros en raison des majorations votées localement.

Important : même si le taux varie d’une commune à l’autre, la tendance nationale reste clairement orientée à la hausse.

Résidences principales, secondaires, logements vacants : ce qui change en 2025

En parallèle de cette hausse, les logements vacants continuent d’être soumis à la taxe sur les logements vacants (TLV), instaurée depuis plusieurs décennies.

Un logement est considéré comme vacant dès lors qu’il n’est plus réellement habitable ou qu’il n’est pas suffisamment meublé pour être occupé.

La TLV atteint 17 % la première année, puis 34 % les années suivantes, ce qui peut représenter un coût important pour les propriétaires.

Attention : de nombreuses communes surveillent désormais davantage les logements laissés inoccupés afin d’encourager leur remise en circulation.

Tableau comparatif

Type de logement Taxe d’habitation Majorations possibles Particularités
Résidence principale Supprimée Non Exonération totale depuis 2023
Résidence secondaire Oui 5 % à 60 % selon la commune Hausse forte en zones tendues
Logement vacant Oui (TLV) 17 % puis 34 % Logement vide ou meublé insuffisamment

Julien Varnel

Journaliste de profession, je m’intéresse aux grands enjeux économiques, fiscaux et financiers qui façonnent notre société. Passionné par les questions de retraite, d’investissement et de politique publique, j’ai à cœur de rendre l’information économique claire, rigoureuse et accessible à tous.

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